L'article du Jeudi. En direct des itinéraires culturels : 2009 les Routes de l’Olivier.
Dessine-moi un olivier
Arbre mythique et sacré des trois religions monothéistes, référence matérielle et spirituelle pour toute la Méditerranée et symbole universel de paix et de réconciliation, l’olivier est devenu fondateur de parcours autant géopolitiques que touristiques.
Relier les pays et les continents
Le périple 2009 des Routes de l’Oliviers s’est achevé le 19 juillet dernier dans le port de Volos. La caravane et l’exposition itinérante ont réalisé un parcours d’Ouest en Est, depuis Igoumenitsa une ville portuaire qui fait face au talon de l’Italie, en passant par Thessaloniki et Aleksandroupoli.
A chaque étape, un atelier de peinture destiné aux enfants a continué de fédérer de nouveaux membres du « Club des petits amis des Routes de l’Olivier », comme l’an passé au cours de la liaison entre les deux capitales des jeux olympiques : Athènes et Pékin. Cet itinéraire 2008 exceptionnel, une rencontre avec la Route de la Soie, a traversé la Turquie, l’Azerbaïdjan, le Turkménistan, l’Ouzbékistan et le Kazakhstan pour revenir par la Russie, l’Ukraine et la Roumanie. Des milliers de mains d’enfants ont ainsi peint de manière très corporelle, parfois une réalité tangible de leur environnement et le plus souvent un rêve de paysages exotiques et de paix à restaurer.
Voici donc un itinéraire culturel du Conseil de l’Europe (qui a perdu aujourd'hui son label pour des raisons politiques qui m'échappent compte tenu de la nécessité urgente d'entretenir le dialogue euro-méditerranéen) dont l’ambition est bien la rencontre interculturelle et l’un des objectifs majeurs de « repenser la Méditerranée des deux rives » comme l’exprimait Fernand Braudel.
Voici donc un itinéraire culturel du Conseil de l’Europe (qui a perdu aujourd'hui son label pour des raisons politiques qui m'échappent compte tenu de la nécessité urgente d'entretenir le dialogue euro-méditerranéen) dont l’ambition est bien la rencontre interculturelle et l’un des objectifs majeurs de « repenser la Méditerranée des deux rives » comme l’exprimait Fernand Braudel.
Chaque circuit, coordonné par la Chambre de Commerce de Kalamata en Messénie, concerne un groupe de sportifs et d’explorateurs appartenant à la Fédération Mondiale des Motocyclistes. Ils sont accompagnés de scientifiques, de photographes et de journalistes de la presse écrite et télévisuelle.
Le premier itinéraire, en 1999 est allé de Grèce jusqu’en France, en passant par Chypre, Israël, l’Egypte et l’Italie. Il a été inauguré dans l’ancienne ville de Pylos, là où furent découvertes des tablettes d’écriture linéaire comportant l’idéogramme de l’olivier, devenu depuis le logotype de la Fondation des Routes de l’Olivier. Des gestes d’apaisement permettent de poser une étape, parfois fragile, pour un itinéraire fondé sur la réconciliation.
C’était le cas de la plantation d’un olivier dans la ville d’Ar-Rutbah en Irak, quelques jours avant le début du conflit. Le symbole de l’Olivier a également aidé au franchissement de frontières douloureuses : entre les pays des Balkans, ou entre l’Algérie et le Maroc et parfois à rejoindre des pays déchirés comme le Liban.
Un arbre fondateur pour un paysage commun
L’olivier a été choisi par Zeus dans l’arbitrage qu’il devait rendre entre Poséidon, dieu de la mer et Pallas Athéna, symbole de la sagesse, mais aussi déesse de la guerre, pour la possession de l’Attique. D’un côté, le cheval né de l’écume des vagues et de l’autre la naissance d’un arbre dont Zeus considéra qu’il était le plus utile cadeau fait aux mortels.
Un arbre fondateur pour un paysage commun
L’olivier a été choisi par Zeus dans l’arbitrage qu’il devait rendre entre Poséidon, dieu de la mer et Pallas Athéna, symbole de la sagesse, mais aussi déesse de la guerre, pour la possession de l’Attique. D’un côté, le cheval né de l’écume des vagues et de l’autre la naissance d’un arbre dont Zeus considéra qu’il était le plus utile cadeau fait aux mortels.
Du symbole de la guerre, la lance d’Athéna, naît donc le symbole de la paix, choisi pour le bonheur des hommes. Mais ce symbole mythique est aussi paysager.
« Partout, à l'infini, des oliviers massifs, énormes, ventrus ou creusés de fissures profondes, bosselés, tordus, craquelés, éventrés, évoquant de façon saisissante des gnomes monstrueux, la face ricannante et figée d'esprits des bois englués en ces arbres, comme des héros transformés en plantes et immobilisés à mi-chemin de leur métamorphose. »
Que ce soit à Delphes, là où les vagues tumultueuses des arbres rejoignent celles de la Méditerranée, dans les sages alignements de l’Andalousie, dans les paysages tourmentés de Dante, en contrebas des Baux-de-Provence ou de Monteriggioni en Toscane et même autour des cadavres d’arbres calcinés par les terribles feux qui ont ravagé la Messénie à plusieurs reprises ces dernières années, les Routes de l’Olivier nous permettent d’étendre à un ensemble de lieux de mémoire ainsi reconnus, les termes précieux employés par l’amoureux de la Grèce, Jacques Lacarrière.
Clichés Routes de l'Olivier.
Site web et blog de l’olivier
Clichés Routes de l'Olivier.
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